EQUIPE DE FRANCE L'analyste vidéo de l'équipe de France Christophe Caillabet, qui réside à Angoulême, revient sur la finale remportée par la France aux dépens de la Russie (21-24).

Dimanche, un an après avoir conquis le titre mondial, l'équipe de France de handball féminin a remporté le championnat d'Europe. À Bercy, les Bleues ont triomphé des Russes (21-24). Tout au long de la compétition, les Tricolores n'ont cessé de parler de la force de leur collectif, staff inclus. À la fin de la rencontre, la Paloise Alexandra Lacrabère évoquait la fierté de faire partie de cette équipe, si travailleuse et si homogène, " avec un staff qui fait un boulot énorme ". La gauchère de 31 ans s'est d'ailleurs rapidement ruée sur son coach et ses adjoints. Christophe Caillabet, analyste vidéo des Bleues, est un membre indispensable de ce groupe. Le Béarnais de 47 ans, ancien responsable du pôle Marguerite de Valois, réside à Angoulême entre deux compétitions. Après la finale, il livrait ses premières impressions à " Sud Ouest ".

" Sud Ouest " Le plan que vous aviez mis en place s'est-il parfaitement déroulé pendant le match ?

Christophe Caillabet On avait bossé dur pour préparer ce match, comme sur l'ensemble de la compétition. C'est un résultat conforme à tout le travail effectué par les joueuses et le staff. On ne peut pas dire que c'est un match maîtrisé parce que ce serait prétentieux. C'était une finale, c'était dur, étouffant.

Avez-vous craint que l'expulsion de Pineau à la 36e minute ne vienne perturber la machine bleue ?

Nous étions sûrs que ce serait une bascule. Derrière nos écrans d'ordinateur, c'est plus facile de penser... (sourire). Cela pouvait soit nous démobiliser, soit apporter un supplément d'énergie et faire que les 14 000 spectateurs de Bercy, ainsi que toute l'équipe, se mobilisent encore plus. Cela a été le cas.

Considérez-vous que le plan pour contrer Vyakhireva, désignée MVP de l'Euro, a fonctionné ? Elle a malgré tout réussi à marquer à sept reprises...

Il serait réducteur de considérer qu'il n'y a que Vyakhireva dans cette équipe. Il y a de trop bonnes handballeuses à côté et un fond de jeu trop maîtrisé pour réduire la Russie à une joueuse. Le problème, c'est que Vyakhireva est capable de marquer beaucoup de buts mais surtout qu'elle est en capacité de faire jouer ses partenaires. Notamment la demi-centre Daria Dmitrieva. La difficulté n'était pas tant de la maîtriser sur son nombre de buts mais surtout qu'elle n'installe pas le jeu des Russes, si rapide passé les neuf mètres. On voulait couper et neutraliser tout ça.