ANGOULÊME-NEVERS Avec une seule victoire sur ses six derniers matches, Angoulême n'aborde pas dans les meilleures dispositions la venue du 3e de Pro D2.

Réagir vite pour se remettre la tête à l'endroit et reprendre sa marche en avant. C'est peu ou prou avec un état d'esprit similaire qu'Angoulême et Nevers vont aborder la rencontre qui les oppose cet après-midi en Charente (14 h 15). Mais la dynamique actuelle poursuivie par les deux clubs est diamétralement opposée.

Le SA XV a pris de plein fouet un hiver glaçant. Aux portes des phases finales en novembre, les Charentais se retrouvent aujourd'hui à la treizième place. Entre-temps, les Violet ont concédé leur première - mais unique - défaite à domicile (11-23 le 20 janvier contre Brive). Sur ces six derniers matches, Angoulême ne s'est imposé qu'à une seule reprise et est reparti de Biarritz les valises pleines lors de la dernière journée (défaite 48-22).

Départ acté

Pendant plusieurs semaines, le flou quant au devenir des entraîneurs n'a pas aidé à installer une atmosphère sereine. Désormais, le départ du manageur Julien Laïrle est acté, tout comme celui de Rémy Ladauge pour Bayonne.

Les joueurs le répètent, ils veulent offrir une belle sortie à leurs coachs. Au match aller, on leur promettait l'enfer en Bourgogne avec une équipe remaniée. Au lieu de cela, les Angoumoisins avaient livré une belle bataille jusqu'à obtenir une balle de match à la 77e minute, non transformée par le jeune Magnoac. Ils s'étaient finalement inclinés 13-12. Alors le SA XV s'est préparé pour réaliser une grosse performance face à Nevers. " Il manque de la réussite sur le terrain pour maintenir la bonne dynamique que l'on voit la semaine à l'entraînement, partage Julien Laïrle. On rentre bien dans nos matches et quand je vois la richesse de nos situations de marque, je me dis qu'il y a de la place. "

Mais le nouveau statut de l'équipe, indisciplinée et peu réaliste, fait désormais du SA XV une proie de choix. Les Angoumoisins s'attendent à ce que les Neversois débarquent le couteau entre les dents, après la leçon reçue (49-12) à Carcassonne jeudi. " Quand tu fais tourner dix-sept joueurs pour aller à Carcassonne après seulement deux matches du bloc, c'est qu'Angoulême était davantage une priorité, analyse Julien Laïrle. On va jouer la plus grosse écurie de Pro D2. Il va falloir élever notre niveau de jeu par rapport à nos dernières prestations. Les joueurs vont voir s'ils sont capables, au vu de ce que j'entends, de répondre aux futures ambitions du club. "

" L'idéal ? Au moins un point "

Qualifié en juin 2017 en ProD2, une saison après Angoulême, c'est peu dire que le club de Bourgogne a refait son retard. Sur le plan des infrastructures, du large staff sportif et médical, au développement général du club sur le territoire, l'entité neversoise force le respect par sa remarquable structuration. Pour coller à ses ambitions, Nevers continue d'augmenter son budget. De plus de 10 millions la saison dernière, le club est passé à plus de 12 millions et a pris la tête de la division, au moins sur le plan financier.

En début de saison, les hommes de Xavier Pemeja désiraient faire mieux que la septième place à laquelle ils avaient terminé la saison dernière. Aujourd'hui, leur qualification n'est plus à remettre en cause et s'ils venaient à décrocher un bonus offensif à Angoulême, les rugbymans de la Nièvre reprendraient même la tête de la Pro D2, à égalité avec Bayonne. Mais pour le président Régis Demange, il ne faut pas s'emballer. " C'est le match de deux équipes qui ont pris 50 points sur la dernière journée et où chacun voudra prouver que c'est un accident. On ne s'attendait pas du tout à cela à Carcassonne où l'on avait dû composer sans des blessés et des joueurs en sélection. On ne se souciera pas de la réception de Colomiers. Notre objectif est de ramener au moins un point. Ce serait l'idéal. "