BOURGINES Pour la cinquième année, l'Union Ruelle Mornac Handball organise ce week-end un tournoi de sandball, handball sur sable.

Pour la cinquième année consécutive, un tournoi de sandball animera Bourgines tout le weekend. Crée initialement par Jackson Richardson et ses coéquipiers Barjots en 1995, la discipline séduit toujours. Aujourd'hui, une centaine d'événements de " handball sur sable " sont organisés tous les étés sur les plages héxagonales. L'aspect festif, familial mais aussi très accessible sur le plan sportif, ont fait le succès de la pratique. Nul besoin d'avoir le bras d'Alexandra Lacrabère ou de Nikola Karabatic pour lancer un ballon entre amis, tout en tentant des figures rocambolesques, sous un grand soleil.

En Charente, c'est l'Union Ruelle Mornac Handball qui accueille l'événement, où plus d'une trentaine d'équipes sont d'ores et déjà attendues. En tout, quasiment 800 personnes devraient fréquenter l'île d'ici dimanche soir. Entretien avec Margaux Delage, membre de la commission animation de l'URMHB, avant cette nouvelle édition.

" Sud Ouest " Que représente pour votre club l'organisation d'un événement comme le sandball ?

Margaux Delage C'est l'occasion de bien clôturer la saison. En dehors de la compétition et des championnats que l'on dispute toute l'année, le handball c'est beaucoup de convivialité. On revoit des joueurs qui évoluent loin désormais, comme Adrien Goffin, anciennement à l'Etec, ou Arthur Vigneron maintenant à Saint-Raphaël (D1). C'est la date importante pour se retrouver avant les vacances !

En plus du tournoi sportif, vous organisez des matchs pour les entreprises, pour les scolaires et pour les personnes handicapées. Pour quelles raisons ?

Nous avons constaté que le sandball pouvait se restreindre aux pratiquants de handball. Tout le monde ne sait pas ce que veut dire " sandball ", par exemple. On a donc voulu élargir sur d'autres publics. Le sport adapté en direction des personnes handicapées est quelque chose qui nous tient à coeur et que nous développons toute la saison à travers différentes actions au sein du club. Pour ce qui est des scolaires, nous espérons nous faire connaître auprès d'eux pour qu'ils se licencient plus tard.

L'organisation d'un événement qui accueille des centaines de personnes nécessite certainement beaucoup de bénévoles et de savoir-faire...

Comme c'est la cinquième année, nous sommes plutôt rodés. Nous commençons à installer dès le jeudi puisqu'il y a d'abord le tournoi des scolaires. Les tivolis, le camion sont déjà en place donc pour le weekend, nous n'avons qu'à compléter. Une quarantaine de bénévoles participe à la tenue de la buvette, à la restauration ou à la ticketerie. Bon, ce sont souvent les mêmes et beaucoup les filles du club qui s'activent, mais chacun amène sa pierre à l'édifice pour que le weekend soit sympa pour tout le monde.

Le contexte politique et le plan vigipirate complexifient-ils votre organisation ?

Non, car le plan vigipirate est resté au même stade que l'année dernière. Il y a toujours des vigiles sur l'événement, mais pas plus qu'en 2017. Nous avions eu des difficultés l'année dernière avec le parking mais qui sont résolues aujourd'hui et les gens pourront se garer. Et nous nous préparons aux grosses chaleurs annoncées en proposant des glaces et des pastèques aux participants !