Après onze journées de championnat, le bilan de Bourg-en-Bresse n'a rien de réjouissant. Au prix de trois victoires arrachées à domicile, l'USBPA est avant-dernière, avec seulement neuf essais marqués pour 37 encaissés. Avant de recevoir le SA XV, Yoann Boulanger, joueur puis entraîneur du club bressan depuis 8 ans, revient sur les enjeux de l'affiche de vendredi (20 heures, dans l'Ain).

" Sud Ouest " Quel état d'esprit règne dans ce groupe qui alterne le bon à domicile et le moins bon à l'extérieur ?

Yoann Boulanger Sur l'avant-dernier match à l'extérieur contre Aurillac, il y a quand même eu du mieux. C'était cohérent et l'on a ramené pour la première fois un point de bonus défensif (défaite 13-9, NDLR). L'état d'esprit est bon. Le groupe est en pleine évolution. Comme nous sommes montés en Pro D2 fin mai, nous avons repris plus tard que les autres en juillet. Le groupe a été pas mal renouvelé avec 16 arrivées. En début de saison, nous n'étions pas très bien organisés en défense mais on sent que l'on progresse. Même si on ne gagne pas les matchs, on a un jeu qui évolue et on apprend de nos défaites.

Vous avez encaissé des scores fleuves comme contre Nevers (53-13) ou Biarritz (46-9). En attaque, vous marquez moins d'un essai par rencontre. Sur quel secteur axez-vous votre travail ?

Sur le plan défensif, réussir à nous améliorer va nous permettre d'avoir plus de ballons et donc nous créer des occasions d'essai sur des turnovers. On a pris beaucoup de points à l'extérieur. Sur le plan offensif, c'est clair qu'on ne marque pas beaucoup. Mais nous ne sommes pas plus nuls que les autres sur les franchissements ou le mouvements. On se crée les occasions mais on manque de réalisme. Pour autant, on arrive à mettre les adversaires à la faute.

Malgré votre classement, vous n'avez échoué qu'une seule fois à domicile cette saison...

C'est plus facile pour nous d'imposer notre jeu. C'est compliqué à l'expliquer. On a utilisé les 42 joueurs de notre groupe car on sait que la saison va être longue. Il y a eu pas mal de rotations sur les matchs à l'extérieur, ce qui explique en partie cette situation. Après, nous n'avons jamais complètement dominé nos adversaires.

Le SA XV s'est justement offert la victoire contre Biarritz en fin de match. Que va-t-il falloir faire face à cette équipe ?

Il faudra rivaliser dans l'engagement et le défi physique. Il faudra mettre autant de détermination qu'eux à domicile et être solide défensivement. Pour nous aussi, c'est souvent dans les fins de rencontre que cela se joue. Le SA XV est une équipe qui a un jeu efficace au pied et sur l'occupation du terrain, tout en proposant de la densité physique et une défense agressive.

Le budget de Bourg-en-Bresse a été doublé à l'intersaison (de 2,7 à 5,3 millions). Qu'êtes-vous en train de réaliser pour enfin pérenniser le club en Pro D2 ?

Le budget a été doublé en lien avec la montée. Il y a eu l'apport des droits télévisuels et l'augmentation des sponsors principalement. Sur le plan de la structuration, par rapport aux autres années, on sait où l'on veut aller. Peut-être qu'il y a cinq ans c'était moins le cas. On veut tenir notre cap, axé sur des joueurs issus de la formation française. Sur 42 joueurs, 38 ont un statut JIFF.