Sebastian Poet n'est resté qu'une saison au SA XV mais a sans conteste marqué le club et ses joueurs. Par sa gentillesse et son talent, le demi d'ouverture argentin a laissé une trace indélébile à Angoulême. Lors de la saison 2016-2017, le natif de Rosario avait disputé 20 matchs dont 17 comme titulaire.

Aujourd'hui à Colomiers, le rugbyman et son équipe sont dans le dur. Après treize journées, le club à la Colombe est avant-dernier du classement, sans réussir à enchaîner les performances. Battus à deux reprises à domicile, à chaque fois d'un petit point, les Columérins ont perdu des batailles et de la confiance. Le bilan à l'extérieur n'est guère meilleur. Depuis le début de la saison, Colomiers n'a récupéré que deux bonus défensifs, et ne s'est par conséquent jamais imposé hors de ses bases. Depuis l'exercice passé, les banlieusards toulousains totalisent même 19 déplacements sans la moindre victoire, série en cours. Mais Sebastian Poet et ses coéquipiers sont déterminés à renverser la vapeur, demain à 20 heures à Chanzy.

" Sud Ouest " Alors que Colomiers joue les phases finales depuis trois ans, vous voilà au plus mal, en position de relégable. Comment expliquez-vous cette première partie de saison ?

Sebastian Poet Nous sommes effectivement dans une situation compliquée. On a perdu deux matchs importants chez nous sans réussir à créer l'exploit à l'extérieur. À plusieurs reprises, nous avons perdu les rencontres dans les dernières minutes. Mais dans le contenu, ce sont plutôt de bons matchs contre " Oyo " (défaite 18-19, NDLR) et Nevers (défaite 23-24). En première période, on menait mais on s'est laissé distancer et il est difficile de gagner quand tu fais beaucoup de fautes.

L'équipe a pourtant peu évolué à l'intersaison. Les coachs sont toujours les mêmes.

Oui, il n'y a pas eu de grand changement. Les nouvelles recrues sont des bons joueurs et sont bien intégrées. Mais quand tu te mets à perdre à la maison, tu prends un coup au moral. Il faut que l'on réussisse à atteindre notre objectif, à savoir nous maintenir au plus vite.

L'ambiance est plutôt à la désolation ou à la rébellion ?

Franchement, il y a une très bonne ambiance. Lundi, on a fait une réunion avec les joueurs et le staff et on s'est dit qu'il fallait jouer à partir de maintenant tous les matchs comme si c'était des finales. Il faut essayer de gagner partout, de faire des résultats. Nous ne sommes pas en bonne position au classement et on veut se sortir de là rapidement. On veut tout faire pour ce club.

Que vous manque-t-il pour réussir cela ?

Il faut qu'on arrive à tenir le score et surtout rester concentré pendant 80 minutes. Je crois que c'est surtout ça qui est important. Après, on commet beaucoup de fautes. Il faut que l'on soit beaucoup plus discipliné.

À titre personnel, vous n'avez joué que quatre matchs depuis août. Pourquoi ?

J'ai été ennuyé par une blessure au coude et une béquille qui ne m'ont pas permis de postuler pour tous les matchs. Et on alterne beaucoup avec Brandon Fajardo, l'autre demi d'ouverture du club avec qui je m'entends très bien.

Quel souvenir gardez-vous de votre saison en Charente ?

Franchement, j'ai des très bons souvenirs d'Angoulême. J'y ai passé une super saison et je me suis fait beaucoup d'amis. Je suis très content pour eux de leur début de saison. Ils ont très bien commencé. Je leur souhaite le meilleur mais pas ce week-end (rires) !

Quel regard portez-vous sur le jeu ? Regrettez-vous d'être parti du club ?

C'est difficile de répondre à cette question (sourire) ! Non, je ne regrette pas. C'est une décision que j'ai prise et que j'assume. L'équipe du SA XV est forte et propose un jeu dynamique. Je trouve que c'est une très belle équipe. Mais je suis content d'être à Colomiers.